Une enquête réalisée entre 09/2025 et 01/2026 auprès de 1856 collègues.
Les résultats montrent que le problème ne tient pas seulement au nombre de démarches demandées. Il réside aussi dans des processus redondants, des outils incompatibles et des informations qui doivent être ressaisies alors qu’elles existent déjà.
Entre septembre 2025 et janvier 2026, l’enquête « Tigres de papier » a interrogé 1’856 professionnel·les de santé en Suisse alémanique, en Suisse romande et au Tessin sur les tâches administratives qu’ils considèrent comme inutiles ou excessivement complexes.
Les résultats montrent que le problème ne tient pas seulement au nombre de démarches demandées. Il réside aussi dans des processus redondants, des outils incompatibles et des informations qui doivent être ressaisies alors qu’elles existent déjà.
Quelles tâches pèsent le plus sur les cabinets ?
Parmi les principales sources de charge administrative figurent :
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l’actualisation des listes de médicaments et la vérification des ordonnances, notamment lors du passage de l’hôpital au cabinet ;
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la double documentation imposée par des systèmes informatiques incompatibles ;
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les demandes de précisions des caisses-maladie concernant les garanties de prise en charge ;
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les demandes médicales reçues par courriel plutôt que par téléphone ou lors d’une consultation ;
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les certificats d’incapacité de travail, particulièrement lorsqu’ils sont exigés dès le premier jour.
Autant de démarches qui mobilisent les médecins et leurs équipes au détriment du temps consacré aux patients et à la coordination des soins.
Des outils encore insuffisamment interopérables
Les difficultés rencontrées avec les formulaires externes illustrent particulièrement les limites des processus actuels :
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83 % des personnes interrogées citent le manque d’interopérabilité des données électroniques ;
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73 % signalent des formulaires qui doivent encore être remplis manuellement, imprimés ou scannés ;
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72 % regrettent l’impossibilité de préremplir certains documents malgré l’existence d’un dossier médical informatisé.
Les informations sont souvent disponibles, mais les systèmes ne permettent pas encore de les transmettre ou de les réutiliser efficacement.
Cinq domaines à améliorer en priorité
L’enquête identifie cinq domaines dans lesquels les démarches pourraient être simplifiées :
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les demandes de précisions et les garanties de prise en charge des assureurs ;
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les rapports destinés aux assurances, souvent marqués par une forte redondance ;
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le transfert manuel des listes de diagnostics et de médicaments ;
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les certificats d’incapacité de travail de courte durée ;
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les formulaires papier ou non standardisés.
L’objectif n’est pas de supprimer toute exigence administrative, mais de rendre les processus plus simples, cohérents et mieux intégrés à la pratique clinique.
Quatre leviers ressortent clairement : automatiser les tâches répétitives, standardiser les documents, améliorer l’interopérabilité et renforcer la confiance entre les différents acteurs.
Le Réseau Delta aux côtés des médecins et de leurs équipes
La charge administrative réduit le temps disponible pour écouter, examiner et accompagner les patients. Pour le Réseau Delta, soutenir les médecins signifie également les aider à faire face aux contraintes organisationnelles qui pèsent sur leur pratique.
Cet accompagnement prend plusieurs formes concrètes :
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un appui dans la coordination avec les patients, les assureurs et les partenaires de soins ;
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une équipe support mobile pouvant intervenir auprès des cabinets selon leurs besoins ;
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des informations et des ressources pratiques disponibles dans l’Espace Médecins ;
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des cercles de qualité rémunérés, qui permettent de partager les expériences et de rechercher collectivement des solutions ;
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un dialogue avec les assureurs et les partenaires institutionnels pour faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain et défendre les intérêts des médecins membres.
En relayant cette enquête, le Réseau Delta souhaite mettre en lumière une réalité vécue quotidiennement dans les cabinets, mais aussi rappeler que des solutions existent lorsque les besoins du terrain sont entendus et que les acteurs travaillent ensemble.
Simplifier les processus, améliorer la circulation de l’information et proposer des outils réellement adaptés sont des conditions essentielles pour préserver le temps médical et renforcer la qualité des soins.
Nous traitons des personnes, pas des formulaires.