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Valériane : une efficacité peu étayée contre l’insomnie

Valériane : une efficacité peu étayée contre l’insomnie Valériane : une efficacité peu étayée contre l’insomnie

Les médicaments contenant de la valériane sont fréquemment utilisés pour favoriser le sommeil et atténuer le stress ou l’anxiété de performance. Selon l’évaluation de l’OFSP, la majorité des études ne montrent pas d’efficacité supérieure au placebo. En cinq ans, ces médicaments ont représenté environ CHF 174 millions à la charge de l’assurance de base.

Valériane : une efficacité peu étayée contre l’insomnie

Les médicaments contenant de la valériane sont fréquemment utilisés pour favoriser le sommeil et atténuer le stress ou l’anxiété de performance.

Selon l’évaluation de l’OFSP, la majorité des études ne montrent pas d’efficacité supérieure au placebo dans le traitement de l’insomnie. Seule une amélioration de la qualité du sommeil a pu être démontrée. Les données disponibles sont insuffisantes pour évaluer son efficacité contre le stress mental, l’anxiété de performance ou les angoisses, ainsi que pour tirer des conclusions solides concernant sa sécurité.

En cinq ans, ces médicaments ont représenté environ CHF 202 millions à la charge de l’assurance de base, dont CHF 174 millions pour l’insomnie. La prise en charge par l’AOS doit encore faire l’objet d’une décision de l’OFSP.

Consulter le rapport de l’OFSP sur les médicaments contenant de la valériane

 

Médicaments procognitifs : de nouvelles conditions de remboursement

À la suite d’une évaluation de leur efficacité, de leur adéquation et de leur économicité, l’OFSP a adapté les conditions de prise en charge par l’assurance obligatoire des soins des médicaments procognitifs utilisés en cas de démence liée à la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Le prix de certaines préparations a également été revu à la baisse.

Depuis le 1er juillet 2026, l’évaluation doit davantage tenir compte de la situation clinique globale du patient, notamment :

  • de ses capacités cognitives ;

  • de son fonctionnement et de son autonomie au quotidien ;

  • de ses symptômes psychiques et comportementaux ;

  • de son évolution depuis le début du traitement.

La possibilité d’utiliser le Montreal Cognitive Assessment – MoCA est désormais explicitement prise en compte. Le cadre du suivi durant les premiers mois de traitement a également été ajusté.

Ces modifications concernent directement les médecins de famille, dont la connaissance du patient, de son environnement et de ses proches est essentielle pour apprécier l’effet réel du traitement.

Consulter le rapport et le document de décision de l’OFSP

 

Ginkgo biloba : des bénéfices variables selon l’indication

Le rapport de l’OFSP conclut qu’un traitement de 24 semaines à raison de 240 mg de Ginkgo biloba peut améliorer certaines capacités cognitives, la qualité de vie ainsi que des symptômes psychiques et comportementaux chez les personnes présentant une détérioration des capacités cognitives.

Chez les patients atteints d’une maladie artérielle périphérique, une dose de 160 mg a permis de réduire les douleurs à la marche. En revanche, aucun bénéfice n’a été démontré dans le traitement des vertiges ou des acouphènes.

En cinq ans, ces traitements ont représenté environ CHF 167 millions à la charge de l’assurance de base, dont CHF 60 millions pour les acouphènes et CHF 20 millions pour les vertiges. La Commission fédérale des médicaments doit encore évaluer le rapport avant que l’OFSP se prononce sur la future prise en charge.

Consulter le rapport de l’OFSP sur le Ginkgo biloba

 

Les patients associés à l’évaluation des prestations

Lors du Swiss Patient Forum 2026, les échanges ont porté sur la co-création avec les patients dans la recherche et le système de santé.

Les discussions ont notamment rappelé que la participation ne peut pas se limiter à une consultation formelle. Des échanges directs avec les patients sont nécessaires pour mieux comprendre leurs besoins, leurs difficultés et les effets concrets des décisions de santé sur leur quotidien.

Cette approche rejoint la vision du Réseau Delta, qui encourage une prise en charge centrée sur le patient et sa participation aux décisions qui le concernent.

Découvrir le Swiss Patient Forum organisé par EUPATI Suisse

 

Comment sont choisis les sujets évalués par l’OFSP ?

L’OFSP a engagé une collaboration structurée avec prio.swiss, l’association des assureurs-maladie suisses, afin d’identifier de nouveaux sujets susceptibles de faire l’objet d’une évaluation des technologies de la santé.

Les prestations jugées les plus pertinentes sont examinées par l’OFSP, puis soumises aux commissions extraparlementaires concernées. Ces évaluations peuvent porter sur des médicaments, des interventions, des analyses ou d’autres prestations remboursées par l’AOS.

En savoir plus sur les évaluations des technologies de la santé

 

Des décisions différentes à partir de données similaires

Lors du congrès international HTAi organisé à Istanbul, l’OFSP s’est intéressé aux raisons pour lesquelles différents pays peuvent prendre des décisions de remboursement différentes à partir de données scientifiques comparables.

Au-delà des résultats cliniques, des facteurs structurels, économiques et sociaux peuvent influencer la manière dont les preuves sont interprétées et intégrées dans les décisions de prise en charge.

Cette réflexion rappelle que l’évaluation d’une prestation ne repose pas uniquement sur son efficacité, mais également sur son adéquation au contexte sanitaire et social dans lequel elle sera utilisée.

Découvrir les travaux de Health Technology Assessment international

 

Vous souhaitez proposer une prestation à réexaminer ?

Les médecins et les autres acteurs du système de santé peuvent signaler à l’OFSP une prestation remboursée par l’AOS qui pourrait ne plus répondre aux critères d’efficacité, d’adéquation ou d’économicité.

Les propositions peuvent concerner un médicament, une intervention, une analyse ou une autre prestation. Elles sont examinées en vue d’une éventuelle évaluation ETS.

Proposer un thème à l’OFSP pour une future évaluation

Pour le Réseau Delta, ces évaluations contribuent à une médecine fondée sur les données, attentive à la qualité des soins, à l’expérience des patients et à l’utilisation pertinente des ressources.